Pour ou contre l’utilisation de l’IA en tant qu’auteur ?

Mis en ligne le 21/8/2025

D’un côté, il y a ceux qui vouent Chat GPT aux gémonies et de l’autre, ceux qui l’encensent.

Certes, nous sommes tous conscients du risque qu’il y a à livrer nos textes à l’intelligence artificielle : risque de plagiat, entraînement de l’IA au risque de supplanter rapidement les auteurs dans la rédaction d’un roman, et j’en passe…

Ces dangers sont bien réels. Mais, que nous le voulions ou non, sans notre aide ou avec celle-ci, l’IA continuera à s’améliorer et à s’entraîner. Faut-il lutter contre une innovation aussi fulgurante qui ne tardera pas à s’imposer comme le fit naguère Windows ?

Pour ma part, j’essaie d’adopter une position nuancée. Bien évidemment, je ne laisserai jamais une machine me dicter ce qu’il faut écrire ou comment l’écrire. Mais j’estime qu’il s’agit, lorsqu’il est bien utilisé, d’un outil somme toute pratique pour nous, auteurs.

  1. Brainstorming

Si une situation permet une immense variété de conséquences, j’aime jouer avec toutes avant de me décider à en choisir une seule. Chat GPT permet une telle liberté.

« Dans mon roman, Charlotte est amoureuse de Guillaume depuis l’enfance, mais il l’ignore. Charlotte apprend qu’il vient de quitter le domicile, et qu’il envisage de divorcer. Alors qu’elle se rend dans le gîte rural tenu par sa famille pour lui apporter des draps de lit, elle entend des bruits à l’étage qui ne laissent aucune place au doute : il est en charmante compagnie, dans un lit. Peux-tu m’offrir un brainstorming de ses réactions possibles, en sachant qu’elle est romantique, mais émotionnellement épuisée ? »

🩶 Réactions immédiates possibles (à chaud)

  • Fuite silencieuse
  • Elle recule sans bruit, le cœur en miettes, les draps encore dans les bras. Elle dépose le linge à l’entrée et s’enfuit sans un mot. Elle ne veut pas pleurer devant sa mère. Elle ne veut pas s’effondrer ici.
  • Rire nerveux/amertume
  • Elle étouffe un rire amer. Bien sûr. Il divorce, oui, mais pas pour elle. Elle imagine déjà la fille dans le lit : belle, libre, tout ce qu’elle ne sera jamais. Elle se répète : « C’est parfait, vraiment parfait. »
  • Colère rentrée
  • Elle descend calmement, tend les draps à sa mère avec un visage impassible, mais ses mains tremblent. Elle serre les mâchoires. Ce n’est ni le lieu ni le moment, mais elle brûle de hurler.
  • Déni doux-amer
  • Elle se persuade que ce n’est pas ce que ça semble être. Peut-être une erreur. Peut-être que c’est un malentendu. Elle cherche des excuses qu’elle sait ridicules, mais s’y accroche un instant.
  • Ironie glaciale (si elle croise Guillaume ensuite)
  • Si elle le croise, elle lui lance un sourire parfaitement maîtrisé :
    — Tu sembles… bien accompagné.
    Une pique froide, comme un dernier éclat de fierté avant la chute intérieure.
  • Curiosité malsaine (brève, mais douloureuse)
  • Elle reste là, un instant, à écouter malgré elle. Chaque bruit est une lame. Elle se hait de ne pas reculer immédiatement, mais elle est tétanisée. Elle veut souffrir. Pour comprendre que c’est fini.

🖤 Réactions plus tardives (à froid)

  • Effondrement discret
  • Elle s’enferme dans sa chambre, ferme les rideaux, s’assied sur le lit avec les draps dans les bras, et laisse couler les larmes. Pas bruyamment. Juste une fuite lente. Comme si son corps ne voulait plus lutter.
  • Lettre jamais envoyée
  • Elle écrit. Tout. Ce qu’elle ne lui dira jamais. Ce qu’elle a ressenti. Elle le traite de lâche, de bourreau, ou au contraire, elle avoue son amour. Puis elle brûle la lettre ou la glisse dans un tiroir.
  • Déclic brutal
  • Elle réalise qu’elle a assez attendu, trop espéré. Elle décide qu’il est temps de tourner la page, vraiment. Pas dans un élan dramatique, mais dans un calme résigné, comme si son cœur rendait les armes.
  • Conversation avec sa mère
  • Elle laisse échapper une remarque à sa mère, ou la confronte plus directement :
    — Tu étais au courant ? Il n’a pas perdu de temps, hein ?
    C’est plus une tentative de briser la solitude qu’un vrai reproche.
  • Humour noir avec une amie
  • Elle appelle une amie et raconte la scène avec un humour cruel :
    — J’ai eu droit à la bande sonore. Gratuitement. Presque romantique, s’il n’y avait pas eu mon cœur en charpie.

·        


  • 🤍 Réactions symboliques ou métaphoriques
  • Elle froisse les draps
  • En descendant, elle jette les draps par terre. Elle ne veut pas lui faire un lit propre. Il ne mérite même pas ça. C’est sa petite vengeance, dérisoire, mais nécessaire.
  • Elle écrit son prénom dans la buée/sur le miroir
  • Un geste enfantin, qui montre que malgré tout, elle n’arrive pas à détacher son cœur. Elle a grandi avec lui dans la tête. Elle le sait : il ne l’a jamais regardée.
  • Elle regarde les étoiles cette nuit-là
  • Elle s’allonge dans l’herbe. Silencieuse. Le ciel immense, vide. Elle pense à lui, à ce qu’elle ne sera jamais pour lui. Et elle ne pleure même plus.

2. Analyse éditoriale d’un passage

On peut aussi analyser un passage avec une casquette d’éditeur. À titre d’exemple :

« Du point de vue d’un éditeur exigeant et sans aucune complaisance, que puis-je améliorer dans le passage suivant ? »

Voici sa réponse sur un passage de mon roman en cours :

ChatGPT a dit :

Voici un relevé sans complaisance des points forts et points faibles de cet extrait :


🌟 Points forts

  • Ancrage émotionnel efficace
  • L’extrait propose une plongée sensible dans la psyché de Zoé, entre trouble amoureux, conscience sociale et peur de l’échec. Le lecteur perçoit nettement son tiraillement intérieur, ce qui renforce l’identification.
  • Atmosphère bien rendue
  • Le décor (la campagne andalouse, la terrasse au matin, les ruines antiques, le restaurant) est décrit avec justesse et sobriété. Cela ancre bien l’intrigue dans un lieu tangible, agréable à visualiser sans être trop descriptif.
  • Rythme maîtrisé dans la progression narrative
  • L’alternance entre introspection, dialogues et actions du quotidien (le bain, le petit déjeuner, la visite) crée une fluidité. Le texte s’inscrit dans le registre du roman contemporain sentimental sans rupture de ton.
  • Dialogues naturels
  • Les échanges verbaux sont crédibles et variés, en particulier ceux entre Zoé et Alexandre. La voix des personnages est distincte, et les dialogues servent à la fois la caractérisation et l’évolution de la relation.
  • Réalisme des enjeux sociaux
  • La distinction de classe est bien rendue (employée/héritier, ouvrière/luxe), notamment dans les pensées de Zoé. Cela apporte une couche supplémentaire de tension narrative, réaliste et contemporaine.

⚠️ Points faibles

  • Manque de tension dramatique sur la longueur
  • Si l’ambiance est posée et agréable, l’ensemble manque de crescendo émotionnel ou narratif. L’enjeu (le dilemme amoureux, la différence sociale) est clair, mais peu nourri de suspense ou de rebondissements. Tout est relativement linéaire.
  • Introspection un peu trop explicite
  • Zoé « dit » trop ce qu’elle ressent (« elle se rendit compte que… », « son cœur se glaça », « elle demeurait une fille d’ouvriers »). Cela pourrait gagner en subtilité en passant par des métaphores, gestes, ou descriptions implicites. On est parfois dans l’analyse plus que dans l’incarnation.
  • Certaines formules attendues/cliché

Des expressions comme :

  • « moment hors du temps »,
  • « franchi les barrières de son cœur »,
  • « la gorge sèche »,
  • « le regard intense dans le sien »

manquent d’originalité. Elles affaiblissent l’impact de passages émotionnels autrement puissants.

  • Léger déséquilibre entre narration et enjeu

La deuxième moitié (visite des ruines, déjeuner, conversation sur l’industrie) ralentit le rythme dramatique sans apporter d’éléments cruciaux à l’évolution de la relation ou de l’intrigue. On passe dans un registre quasi touristique ou documentaire, ce qui crée une digression.


🎯 Suggestions d’amélioration

  • Renforcer la montée dramatique : introduire un imprévu, une tension concrète ou une décision plus tranchée de Zoé pour relancer l’enjeu.
  • Alléger l’analyse introspective en laissant davantage de place à l’implicite, aux sensations physiques ou aux non-dits.
  • Varier les images et expressions pour éviter les formules trop classiques.
  • Couper ou condenser certaines parties moins essentielles (ex. : détails sur le vin ou le cuir) si elles ne nourrissent pas directement l’intrigue ou les personnages.

3. Travailler des points faibles :

En tant qu’auteurs, nous avons tous des faiblesses dont nous sommes conscients. Chat GPT peut nous aider à les cibler.

Pour ma part, j’ai la hantise d’être trop souvent dans le « tell » et pas assez dans le « show ».

De plus, ma crainte est de rendre les dialogues trop littéraires et pas assez naturels.

Là également, Chat GPT peut m’aider en les pointant du doigt (il me propose des solutions que je ne suis pas obligée d’accepter) :

1. Repérage du « tell » (et suggestions pour renforcer le « show »)


Déjà en « show, don’t tell »

Ton texte est majoritairement dans le « show » :

  • Les détails visuels (nappe empesée, composition florale, assiettes à pain…) montrent l’univers guindé sans avoir besoin de le qualifier.
  • L’attitude de Zoé (attente pour les couverts, gêne silencieuse, souvenirs familiaux) exprime son malaise.
  • Les leçons anthropologiques que Zoé tire de la scène sont très bien trouvées et incarnent son regard.

Mais on trouve ici et là quelques « tells » explicites ou redondants, souvent faciles à renforcer subtilement.


🔶 Exemples de « tell » ou de phrases à étoffer par du « show » :

📌 « Ce n’était pas sa place. Sa phobie sociale reprit lentement le dessus. »

👉 Pourquoi c’est du « tell » : Tu dis directement ce qu’elle ressent. Or tu as déjà montré son malaise juste avant.

Suggestion : supprime ou reformule pour laisser parler les sensations :

Une sueur froide lui coulait le long de l’échine. Ses jambes vibraient d’une envie sourde de fuir. Elle n’avait rien à faire là.


📌 « Cet homme l’intimidait encore plus qu’Alexandre. »

👉 C’est une affirmation qui pourrait passer par une réaction physique ou mentale de Zoé.

Suggestion :

Elle sentit sa gorge se nouer. Le regard d’Emmanuel, trop attentif, la pétrifiait bien plus encore que les silences d’Alexandre.


📌 « Ce dîner tenait plus d’une réception mondaine que d’un repas familial. »

👉 Bonne remarque, mais un peu « told ». Tu peux la suggérer par une observation plus visuelle ou comportementale.

Suggestion :

À voir la chorégraphie millimétrée des gestes, elle douta qu’on parle jamais ici de « repas en famille ».


📌 « Zoé se détendit, ravie de renouer avec sa zone de confort. »

👉 Trop direct, trop résumé. Or tu as les moyens de le faire passer autrement.

Suggestion :

Enfin, un sujet qu’elle maîtrisait. Elle sentit ses épaules se relâcher, sa voix revenir.


📌 « Cette proposition la tentait. »

👉 Tu le dis juste après l’avoir bien montré via l’imaginaire andalou.

Suggestion : inutile, ou alors transforme en sensation physique :

Un frisson doux et brûlant lui parcourut l’échine. L’Andalousie…


📌 « Elle prit congé de son hôtesse et regagna son véhicule, totalement confuse, enveloppée par le tumulte de ses pensées anarchiques… »

👉 Trop général. Tu pourrais illustrer ce trouble plutôt que le nommer.

Suggestion :

Elle serra la poignée de portière, sans se rappeler avoir quitté la maison. Ses pensées galopaient dans tous les sens, trop nombreuses pour être alignées.


💬 2. Dialogues à retravailler (trop figés, peu naturels ou trop « littéraires »)

Dans l’ensemble, les dialogues fonctionnent bien. Mais quelques passages gagneraient à être plus naturels, surtout dans leur rythme ou leur tournure.


🔶 Dialogue un peu théâtral :

📌 « — Je vous dois une fière chandelle, s’exclama-t-il. Merci d’avoir sauvé la situation avec Moïra. »

👉 « Je vous dois une fière chandelle » est un peu trop ampoulé.

Suggestion :

— Vous nous avez bien aidés avec Moïra. Merci pour ça.


📌 « — Bien, Monsieur Debarsy. Bonne soirée. »

👉 Cela sonne légèrement raide pour un majordome, sauf si tu veux souligner la dimension Downton Abbey.

Alternative plus fluide :

— Très bien, monsieur. Bonne soirée.


📌 « — Ce repas a dû te sembler long, je te prie de m’en excuser. »

👉 « Je te prie de m’en excuser » est très formel pour un moment de connivence.

Suggestion :

— Ce dîner a dû te paraître interminable. Désolée, je voulais être seule avec toi pour parler d’un truc délicat.


📌 « — Tu ne serais pas en vacances, bien sûr […] Je suis très satisfaite du travail que tu as déjà accompli parmi nous. »

👉 C’est un peu trop « managérial », et ça s’entend comme une scène de bureau glissée dans un salon.

Suggestion :

— Évidemment, ce ne serait pas des vacances, mais ça permettrait à Moïra de se sentir soutenue. Et à moi de te remercier. Tu as fait un super boulot.


📌 « — Bien sûr. Mais ne traîne pas trop. Dès que les dates seront fixées avec Moïra, je demanderai à Martine de réserver les billets. »

👉 « Ne traîne pas trop » tranche avec le ton posé du reste. Cela peut être plus subtil, mais tout aussi déterminé.

Suggestion :

— Prends un peu de temps, mais pas trop. Dès qu’on a une date avec Moïra, je demanderai à Martine de bloquer les billets.

***

Voilà, il y a à boire et à manger dans les remarques de Chat GPT. À l’auteur revient la décision finale de ce qui vaut la peine d’être remanié ou pas. Comme lorsque nous utilisons Antidote, et qu’il nous suggère des corrections qui parfois sont pertinentes, parfois pas du tout.

À nous de manifester le discernement nécessaire, ce qui n’enlève rien au fait que ce sont des outils précieux.

J’ai été heureuse de partager ces quelques points avec vous. Et vous, vous comptez utiliser Chat GPT dans votre écriture ? Vous le faites déjà ? Rien que l’idée vous donne des boutons ? Dites-moi tout en commentaire !

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J’ai testé WriteControl !

Séduite par la conviction d’une auteure, j’ai essayé la version gratuite de WriteControl.

WriteControl est, pour faire bref, une application d’aide à l’écriture d’un roman. Selon ses propres dires : « WriteControl est une plateforme d’écriture conçue spécialement pour les auteurs. Elle vous offre un environnement innovant pour faciliter l’écriture de votre livre, structurer votre manuscrit, stimuler votre créativité et parfaire votre texte. »

Bien entendu, j’ai testé la formule gratuite, ce qui implique que je n’ai pas pu apprécier l’étendue très large de ses possibilités. La version payante revient à 11,90 euros par mois.

Les plus :

  • le découpage en chapitres est rapide et pratique ;
  • WriteControl propose un résumé automatique des chapitres ;
  • Vous écrivez votre livre et WriteControl vous propose de l’imprimer (ils sont partenaires de BoD) ;
  • L’assistant d’écriture répond à de nombreuses questions comme : détection des fautes, des lourdeurs, des stéréotypes, réécrire le chapitre, suggérer des idées pour la suite du roman, détection des erreurs de narration, etc. ;
  • Il établit les fiches personnages (uniquement en version payante) ;
  • Il génère des images (j’ai fait quelques tests, et j’obtiens des personnages avec quatre bras. C’est assez original) ;
  • Il détecte et répare les répétitions (je n’ai pas testé).

C’est un outil séduisant, bien conçu, mais qui m’a laissée quand même dubitative dans les domaines que j’ai pu explorer.

Par exemple : les stéréotypes. Dans la romance que je suis en train d’écrire, voici sur un chapitre spécifique ce que WC (oui, je sais, ça me fait rire aussi) détecte :

« 1. “Zoé est un livre ouvert” : L’image du “livre ouvert” est un cliché qui décrit une personne facile à comprendre ou à lire.

2. “J’ai envie de le tuer à petit feu” : l’expression “tuer à petit feu” est un cliché pour exprimer une colère ou une vengeance tout en restant dans le domaine du figuratif.

3. “Sa peau est si douce, son odeur si délectable” : La description de la peau douce et de l’odeur délectable peut être vue comme clichée car elle est très commune dans la littérature romantique.

4. “Le besoin de la toucher, de l’aimer, de la protéger” : Le trio “toucher-aimer-protéger” est une combinaison fréquente visant à décrire les sentiments protecteurs ou possessifs du protagoniste masculin envers une femme.

5. “Chasse gardée” : L’expression “chasse gardée” est un cliché utilisé pour signifier que quelque chose (ou quelqu’un, dans ce contexte) ne doit pas être approché ou contesté par les autres.

6. “Elle caresse sensuellement le cuir de veau foulonné, respire son odeur à s’en enivrer” : L’utilisation de la sensualité dans la description de l’interaction avec un objet matériel est souvent un cliché dans les récits romantiques.

7. “Je ne suis pas peu fier de cette création” : cette forme de modestie inversée est un cliché assez répandu pour exprimer la fierté sans paraître prétentieux.

8. “Elle fronce aussitôt les sourcils” : froncer les sourcils est une réaction standard utilisée dans la fiction pour montrer la confusion ou la suspicion.

9. “On ne refuse pas un cadeau. C’est strictement interdit” : c’est un cliché qui renforce l’idée traditionnelle de l’étiquette liée à l’acceptation des cadeaux.

10. “Personne ne s’est jamais montré aussi gentil avec moi, à part ma famille” : cette phrase est souvent employée pour souligner l’importance du geste du protagoniste, mais elle peut être perçue comme clichée en raison de son utilisation fréquente en littérature.

Pour améliorer l’écriture, l’auteur pourrait essayer de trouver des façons plus uniques ou personnelles d’exprimer ces idées ou de décrire les situations. »

Mon avis :

Je ne suis pas très convaincue. Bien sûr, le livre ouvert, la chasse gardée, le fait de vouloir tuer quelqu’un à petit feu sont des expressions communément utilisées, mais faut-il systématiquement les bannir d’un texte ? Parfois les suggestions apportées pour continuer l’histoire m’apparaissent comme plus clichées que mes propres clichés. Jugez-en vous-même :

« Pour continuer ce chapitre, voici quelques idées qui peuvent nourrir la dynamique entre les personnages et faire avancer l’intrigue :

1. **Approfondir la relation entre Alexandre et Zoé** : sur le trajet du retour, Alexandre pourrait engager une conversation sur le futur, suscitant chez Zoé des réponses qui en révèlent plus sur ses aspirations et rêves, créant un lien plus profond entre eux.

Mouais, bof, plus vague que ça, tu meurs.

Une panne de voiture imprévue les force à passer plus de temps ensemble dans un endroit isolé, leur donnant l’occasion de partager des expériences personnelles et de se rapprocher.

Heu, ce n’est pas horriblement cliché, le coup de la panne ?

2. **Intrigue secondaire avec Moïra** : — suggérer que Moïra éprouve peut-être des sentiments pour Alexandre, créant une tension triangulaire et un sentiment de jalousie potentiel chez Zoé.

Mais laissez Moïra tranquille ! Elle a déjà bien des soucis avec son mari, la pauvre !

Découvrir que Moïra a un secret en lien avec l’entreprise ou une des personnes qu’ils ont rencontrées ce jour-là, ajoutant une couche de mystère et d’urgence à l’histoire.

À la limite, mais ça ne rentre pas dans le cadre de mon intrigue.

3. **Conflit avec l’ex de Zoé, Christophe Peltier** : — En sortant de l’usine, ils tombent inopinément sur Christophe qui attend Zoé, déclenchant une confrontation entre lui et Alexandre. — Christophe fait une proposition surprenante à Zoé, la mettant dans une situation délicate où elle doit choisir entre son ancien et son potentiel nouvel amour.

Non ! C’est fini avec son ex, et Zoé ne revient jamais en arrière. De plus, la confrontation est prévue à un autre moment du roman.

4. **Révélation ou twist** : — Alexandre reçoit des informations compromettantes concernant l’usine visitée ce jour-là, le mettant dans une position difficile où sa loyauté envers l’entreprise et son intégrité sont mises à l’épreuve. — Zoé confie à Alexandre qu’elle a reçu une autre offre d’emploi, ce qui le pousse à réfléchir sur ce qu’elle représente pour lui et sur ce qu’il est prêt à faire pour ne pas la perdre.

Non, et non ! Cette usine n’est qu’un prétexte, d’autres informations et révélations sont prévues dans l’intrigue principale, inutile de compliquer exagérément l’histoire ! Quant à son emploi, non ! Elle exerce le métier qu’elle aime, et est super bien payée. Pourquoi désirerait-elle en changer ?

5. **Événement social ou professionnel** : — préparez le terrain pour une réception ou un événement social crucial pour l’entreprise où Zoé et Alexandre doivent jouer un rôle clé, introduisant de nouveaux personnages, des alliances, et des rivalités.

C’est prévu à la fin du roman.

7. **Conclusion sentimentale du chapitre** : — finissez le chapitre avec une interaction significative entre Alexandre et Zoé, un moment de vulnérabilité où ils partagent leurs craintes et espoirs, posant les bases pour une romance plus sérieuse.

Bof, ce n’est pas le bon timing pour eux !

Mélangez et adaptez ces suggestions pour créer une suite qui soit cohérente avec le reste de votre histoire, tout en maintenant l’intérêt du lecteur et en approfondissant les personnages. »

Conclusion personnelle qui n’engage que moi :

WriteControl est un outil ludique, mais qui risque de faire perdre beaucoup de temps aux auteurs en braquant leur attention sur de faux problèmes.

Personnellement, j’attendrais quelques années de développement, car je pense que l’intelligence artificielle aura beaucoup à nous apporter, notamment en matière de résumés et de fiches personnages, mais qu’elle est loin de menacer le travail éditorial d’une personne expérimentée.

Si vous l’avez testé ou adopté, n’hésitez pas à me faire part de vos réflexions.

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Avis de lecture : La femme de ménage de Freida Mc Fadden

Résumé :

Chaque jour, Millie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l’école et prépare les repas avant d’aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L’occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable. Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l’extérieur, il est peut-être déjà trop tard…

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Le roman commence par une scène intrigante dans une maison chic de la banlieue de New York. Une femme est assise sur un canapé, entourée par des policiers qui découvrent l’horreur au grenier. Puis l’auteur remonte le temps et raconte comment Millie, fraîchement sortie de prison, est embauchée comme nounou et femme à tout faire par une richissime famille.

Le hic ? Millie et dort dans sa voiture, depuis qu’elle a perdu son précédent job. Elle n’ose pas l’avouer à l’agent de probation…

Pour Millie, ce poste est une aubaine, même si sa chambre est située au grenier et qu’elle ne ferme que de l’extérieur.

Un horrible piège se referme alors sur elle : la coquette maison visitée lors de son entretien d’embauche se transforme en dépotoir. La fillette du couple est abominable avec elle, de même que sa patronne dont on découvre le passé psychiatrique. Comble de malheur, Millie, qui n’a plus approché un homme depuis une dizaine d’années, tombe amoureuse de son patron, un parfait gentleman.

Elle fera tout pour lutter contre cette attirance, mais les circonstances semblent inéluctablement la pousser dans ses bras.

Ce roman est très bien écrit, et addictif. Je l’ai terminé en deux jours. L’humour noir de Millie rend la lecture encore plus intéressante et la tension est magnifiquement amenée et maîtrisée, jusqu’à ce rebondissement inattendu qui bouleverse toute la perspective du lecteur.

Je me suis laissée emporter par ce livre et ai passé un excellent moment !

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Thriller : Le couple d’à côté, de Shari Lapena

Résumé :

Ce soir, Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, le couple d’à côté. Comme la baby-sitter annule au dernier moment et que les maisons sont mitoyennes, Marco convainc Anne de laisser Cora, 6 mois, dans son berceau et d’emporter le babyphone. Tout se passe comme prévu malgré la chaleur écrasante, l’alcool, et les avances que fait la voisine à Marco. Mais lorsqu’ils rentrent enfin chez eux, Anne et Marco découvrent un berceau vide. Leur foyer douillet se transforme en scène de crime envahie par les uniformes, la culpabilité, l’effroi, l’angoisse et la suspicion….

Voilà un thriller bien ficelé, comportant de multiples rebondissements surprenants. On sent que la romancière s’est interrogée sur tout ce qui pouvait mal tourner dans un projet criminel et se retourner contre son auteur lorsque les pires desseins sont contrariés par l’avidité, la méchanceté, les faiblesses insoupçonnées de nos proches.

 On sent que l’auteure a tenté de développer l’aspect psychologique du roman, mais les personnages un rien caricaturaux empêchent de s’attacher à eux, même à Anne, qui souffre de dépression post-partum et s’interroge sur sa capacité à être une bonne mère.

Lu en une soirée, il m’a laissé une impression agréable, mais ce n’est pas un roman qui restera dans ma mémoire. Je vous le recommande chaudement si vous cherchez à vous vider la tête et aimez les suspenses aussitôt lus, aussitôt oubliés.

Sur la forme, je n’ai pas compris le choix de l’auteur d’utiliser le présent dans un texte écrit à la troisième personne. Autant je concède qu’avec un récit à la première personne, cette technique facilite l’immersion du lecteur, autant ça m’a complètement sortie de l’histoire. Les phrases sont courtes, voire basiques. Autre faiblesse, la traduction, qui a laissé çà et là quelques petites fautes agaçantes, notamment d’écrire les heures en chiffres plutôt qu’en lettres. Mais, je le concède, je suis parfois une puriste un peu extrémiste sur les bords.

Pour moi qui renouais avec la lecture après de nombreux mois (en raison du bouclage d’une première version présentable de mon roman en vue de le faire participer à un concours, puis de la préparation au Certificat Voltaire et un retravail éditorial du roman d’une amie), j’ai passé un moment plaisant, mais ce ne fut pas un coup de cœur.

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Nouvelle année, nouveaux défis !

Face aux difficultés de la vie, on a deux façons de réagir : s’asseoir et désespérer ou trouver des solutions créatives.

Que faire quand on désire s’autopublier, qu’on est perfectionniste, qu’on tique à chaque coquille ou faute dans un écrit, mais que les coûts de correction représentent un obstacle insurmontable, sachant qu’écrire ne constitue qu’une passion et non sa profession principale et qu’il est quasi impossible de se corriger soi-même ?

J’y ai beaucoup réfléchi au cours du dernier trimestre, et à force d’en discuter avec d’autres, la solution s’est imposée à moi : puisque je dispose d’un bon niveau d’orthographe, et que j’ai relevé des fautes dans des écrits pourtant relus par deux ou trois correcteurs, pourquoi ne pas potasser la matière de ce fameux Certificat Voltaire et me lancer moi aussi dans un nouveau défi ?

C’est donc ce que j’ai fait… J’ai travaillé d’arrache-pied d’octobre à décembre et j’ai obtenu un score de 991/1000 aux questions de l’examen (96 % au module orthotypographique).

Une visite à mon comptable m’a éclairée sur les démarches à effectuer, et bientôt je me lancerai dans une nouvelle activité complémentaire : la correction de romans. Ce sera vraisemblablement au début du trimestre prochain.

Bien entendu, comme je travaille toujours à temps plein et que je consacre l’essentiel de mes loisirs à écrire, je ne prendrai en charge qu’un nombre limité de corrections.

Bien vite, je vous en dirai un peu plus sur ce nouveau projet qui m’enthousiasme et qui fera l’objet d’un nouveau site (j’ai le nom mais… chut ! C’est encore un secret !)

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L’auto-édition : interview de Manon Dastrapain, auteure de « Les lueurs de Danapi ».

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Les programmes et astuces qui facilitent la vie des auteurs

Coucou, les amis, vous allez bien ?

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de quelques programmes et astuces qui rendent la vie d’un auteur tellement plus confortable !

Je ne peux plus me passer de la plupart d’entre eux. Qu’ils me simplifient le travail, me fassent gagner du temps ou me permettent d’organiser ma promo de la manière la plus conviviale possible, ces auxiliaires gratuits et futés appartiennent à présent à mon quotidien.

Alors, prêts à les découvrir avec moi ? Voici mon top 10. Non exhaustif, mais classé dans l’ordre de leur fréquence d’utilisation.

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Quelques lois importantes en organisation du travail

(Cet article est un condensé d’une série de posts publiés récemment sur Instagram).
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Avis de lecture : En sacrifice à Moloch, de Asa Larsson

Coucou les amis, je me suis faite plus rare ces derniers temps, absorbée par les corrections, relectures, et passages retravaillés de mon troisième tome. Du coup, j’ai ouvert moins de bouquins.

Mon coup de cœur récent ? En sacrifice à Moloch, de Asa Larsson. Un livre inclassable, pas vraiment un polar, un mélange de genres, à mi-chemin entre roman historique et enquête policière, le tout porté par une écriture souvent poétique et une réflexion profonde sur la société, ses inégalités et l’avidité qu’elle encourage. Vous l’avez deviné, j’ai adoré !

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La familia grande de Camille Kouchner

Ce livre n’est pas seulement le récit d’un inceste, celui qu’aurait commis le beau-père de Camille Kouchner sur son frère jumeau Victor, c’est une analyse d’une famille dysfonctionnelle.

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Aliénor d’Aquitaine, la femme qui voulut être roi, échoua puis devint plus encore.

Ma lecture d’avril : « La révolte » de Clara Dupont-Monod

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L’interview du mois : Angela Villa

L’auteure nous fait l’amitié de se dévoiler au cours d’une interview exclusive sur son livre bourré d’énergie, d’humour et de références cinématographiques que je recommande chaudement ! La vie trépidante et rocambolesque de Madison Nichols.

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Mon coup de coeur de mars : La vie rêvée des chaussettes orphelines – Marie Vareille

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Interview de Delia Wilmus par Martine Huyghens, librairie Le Mot Passant, Bruxelles, le 1er novembre 2020.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se déplacer ce jour-là en raison de la COVID, un extrait de l’entretien au sujet de mon roman Un puceron sur le nez d’un géant.

Séance de dédicace au sein de la sympathique librairie Le Mot Passant, à Jette ( Bruxelles)
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En tant qu’auteur, comment encaisser une critique ? Méthode en 4 étapes…

Vous venez de passer plusieurs centaines d’heures sur votre roman, il est enfin publié. Vous attendez avec impatience les réactions de vos lecteurs. C’est alors que tout se complique…

De l’absence totale de commentaires aux critiques vitriolées, votre travail est analysé, jugé, encensé, ignoré ou attaqué. Difficile de rester serein !

Comment y arriver ? Je vous livre ici le fruit de mes réflexions, dont vous ferez ce que vous voudrez.

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Bienvenue dans mon blog !

Blog en construction 🙂

Du contenu viendra bientôt s’ajouter ici 🙂

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