Table des matières
Pourquoi peaufiner son roman avant de l’envoyer à ses bêta-lecteurs ?
Beaucoup d’auteurs confient leur manuscrit dès la fin du premier jet, impatients de recueillir des avis. Pour ma part, j’ai choisi une autre voie : je relis, je traque les répétitions, je lisse chaque phrase et je corrige les moindres coquilles avant même de le soumettre aux bêta-lecteurs. Ce choix peut sembler paradoxal, car leurs retours pourront m’amener à supprimer des passages ou à remanier des pans entiers. Pourtant, c’est précisément pour cette raison que je préfère leur donner un texte déjà solide : plus un manuscrit est abouti, plus il a de chances de s’élever encore. Un roman à peine poli évoluera peut-être d’un niveau 4 à un 6 grâce à leurs suggestions, mais s’il est à 7 ou 8, il peut aspirer à atteindre le 9.
Ce travail préliminaire est d’abord une marque de respect. Les bêta-lecteurs consacrent du temps et de l’énergie à leur analyse. En leur proposant un texte fluide et agréable à parcourir, je leur offre une expérience proche de celle du futur lecteur. Ils ne se perdent pas dans des fautes, des maladresses, et peuvent se concentrer sur l’essentiel : l’histoire, les personnages, les émotions, la cohérence de l’intrigue. Leurs remarques s’approfondissent et gagnent en pertinence.
Cela me permet également d’aborder cette étape avec sérénité. Savoir que j’ai déjà donné le meilleur de moi-même m’aide à recevoir les critiques sans me sentir déstabilisée. Chaque retour devient une occasion d’enrichissement, et non une remise en question douloureuse. En procédant ainsi, les corrections post-bêta se concentrent sur l’affinage et la cohérence, pas sur la réécriture de ce qui aurait pu être rectifié en amont.
C’est exactement la démarche que je suis en ce moment avec mon prochain roman : une romance contemporaine qui se déroule dans l’univers de la maroquinerie de luxe à Bruxelles. Cette histoire mêle vengeance, coaching et préjugés, et je suis occupée à traquer les dernières coquilles. En octobre, je l’enverrai à mes bêta-lecteurs, dont les retours sont attendus pour fin novembre. Une fois les adaptations réalisées, il me restera une grande décision à prendre : confier ce manuscrit à une maison d’édition ou m’en charger.
Pour moi, peaufiner mon roman avant cette étape n’est pas une perte de temps. C’est une manière de l’armer au mieux pour qu’il révèle son plein potentiel, et d’offrir à mes bêta-lecteurs la meilleure matière possible pour m’aider à l’élever encore.
Pourquoi passer par un correcteur professionnel ?
Je n’en ai pas besoin, je passe par une maison d’édition…
Je vous renvoie au Tutobar no 41 d’Hélène Jacob (à partir de 1 h 11).
Vous trouverez le lien ici.
S’il y a plus de 4 à 6 % de fautes, l’éditeur ne lit même pas le manuscrit. Il estime en effet que sa valeur ajoutée est ailleurs, à pousser le texte, à sublimer l’écrit.
Donc, si vous n’avez pas une orthographe irréprochable, soit le tapuscrit sera refusé, soit il sera accepté par une ME peu scrupuleuse qui ne corrigera pas vos fautes. Imaginez votre angoisse lorsqu’elles seront inévitablement soulignées par des lecteurs irrités !
Mon cousin/frère/oncle, etc., est prof de français et il corrige mes manuscrits (ça marche aussi avec la version féminine 😊)
Dans ce cas, tant mieux.
Il en restera moins à rectifier pour le correcteur, donc ça vous coûtera moins cher.
Mais ne vous illusionnez pas… J’ai fait le test avec le manuscrit d’une auteure qui m’avait répondu ça, et devinez quoi ? J’ai trouvé plus de dix fautes, dont deux très gênantes et malheureusement récurrentes…
Si vous passez par l’autoédition, le rendu final sera peu professionnel…
J’utilise Antidote….
Moi aussi, et c’est bien la raison pour laquelle je peux affirmer avec force que ça ne suffit pas.
Antidote est bien pratique pour traquer les maladresses typographiques et les répétitions, ainsi que la plupart des fautes. Mais lorsqu’il s’agit de points subtils comme l’accord du participe des verbes pronominaux par exemple, ses suggestions sont souvent fantaisistes.
Il a tendance à souligner des fautes qui n’en sont pas, et à proposer des corrections erronées.
J’utilise ChatGPT
Et ChatGPT ? Cet outil a été testé par le projet Voltaire. Pour le niveau correcteur, il faut atteindre un objectif minimum de 900 points sur mille.
Un individu moyen obtient un score de 549 points.
Chat GPT a obtenu 589 points sur mille en orthographe.
Alors, toujours convaincu de vous passer de correcteur ?
Pourquoi me faire confiance ?
- Diplômée relectrice-correctrice et certifiée experte au certificat Voltaire ;
- Je révise la matière très régulièrement ;
- Autodidacte, je m’instruis constamment ;
- D’un naturel perfectionniste, je travaille votre texte jusqu’à ce qu’il atteigne mes niveaux élevés d’exigence, tout en respectant votre style.
Plus d’informations ? Envie d’un devis gratuit ? N’hésitez pas à les demander à info@leplumeaudesmots.com
Pour ou contre l’utilisation de l’IA en tant qu’auteur ?
Mis en ligne le 21/08/2025
D’un côté, il y a ceux qui vouent Chat GPT aux gémonies et de l’autre, ceux qui l’encensent.
Certes, nous sommes tous conscients du risque qu’il y a à livrer nos textes à l’intelligence artificielle : risque de plagiat, entraînement de l’IA au risque de supplanter rapidement les auteurs dans la rédaction d’un roman, et j’en passe…
Ces dangers sont bien réels. Mais, que nous le voulions ou non, sans notre aide ou avec celle-ci, l’IA continuera à s’améliorer et à s’entraîner. Faut-il lutter contre une innovation aussi fulgurante qui ne tardera pas à s’imposer comme le fit naguère Windows ?
Pour ma part, j’essaie d’adopter une position nuancée. Bien évidemment, je ne laisserai jamais une machine me dicter ce qu’il faut écrire ou comment l’écrire. Mais j’estime qu’il s’agit, lorsqu’il est bien utilisé, d’un outil somme toute pratique pour nous, auteurs.
- Brainstorming
Si une situation permet une immense variété de conséquences, j’aime jouer avec toutes avant de me décider à en choisir une seule. Chat GPT permet une telle liberté.
« Dans mon roman, Charlotte est amoureuse de Guillaume depuis l’enfance, mais il l’ignore. Charlotte apprend qu’il vient de quitter le domicile, et qu’il envisage de divorcer. Alors qu’elle se rend dans le gîte rural tenu par sa famille pour lui apporter des draps de lit, elle entend des bruits à l’étage qui ne laissent aucune place au doute : il est en charmante compagnie, dans un lit. Peux-tu m’offrir un brainstorming de ses réactions possibles, en sachant qu’elle est romantique, mais émotionnellement épuisée ? »
🩶 Réactions immédiates possibles (à chaud)
- Fuite silencieuse
- Elle recule sans bruit, le cœur en miettes, les draps encore dans les bras. Elle dépose le linge à l’entrée et s’enfuit sans un mot. Elle ne veut pas pleurer devant sa mère. Elle ne veut pas s’effondrer ici.
- Rire nerveux/amertume
- Elle étouffe un rire amer. Bien sûr. Il divorce, oui, mais pas pour elle. Elle imagine déjà la fille dans le lit : belle, libre, tout ce qu’elle ne sera jamais. Elle se répète : « C’est parfait, vraiment parfait. »
- Colère rentrée
- Elle descend calmement, tend les draps à sa mère avec un visage impassible, mais ses mains tremblent. Elle serre les mâchoires. Ce n’est ni le lieu ni le moment, mais elle brûle de hurler.
- Déni doux-amer
- Elle se persuade que ce n’est pas ce que ça semble être. Peut-être une erreur. Peut-être que c’est un malentendu. Elle cherche des excuses qu’elle sait ridicules, mais s’y accroche un instant.
- Ironie glaciale (si elle croise Guillaume ensuite)
- Si elle le croise, elle lui lance un sourire parfaitement maîtrisé :
— Tu sembles… bien accompagné.
Une pique froide, comme un dernier éclat de fierté avant la chute intérieure. - Curiosité malsaine (brève, mais douloureuse)
- Elle reste là, un instant, à écouter malgré elle. Chaque bruit est une lame. Elle se hait de ne pas reculer immédiatement, mais elle est tétanisée. Elle veut souffrir. Pour comprendre que c’est fini.
🖤 Réactions plus tardives (à froid)
- Effondrement discret
- Elle s’enferme dans sa chambre, ferme les rideaux, s’assied sur le lit avec les draps dans les bras, et laisse couler les larmes. Pas bruyamment. Juste une fuite lente. Comme si son corps ne voulait plus lutter.
- Lettre jamais envoyée
- Elle écrit. Tout. Ce qu’elle ne lui dira jamais. Ce qu’elle a ressenti. Elle le traite de lâche, de bourreau, ou au contraire, elle avoue son amour. Puis elle brûle la lettre ou la glisse dans un tiroir.
- Déclic brutal
- Elle réalise qu’elle a assez attendu, trop espéré. Elle décide qu’il est temps de tourner la page, vraiment. Pas dans un élan dramatique, mais dans un calme résigné, comme si son cœur rendait les armes.
- Conversation avec sa mère
- Elle laisse échapper une remarque à sa mère, ou la confronte plus directement :
— Tu étais au courant ? Il n’a pas perdu de temps, hein ?
C’est plus une tentative de briser la solitude qu’un vrai reproche. - Humour noir avec une amie
- Elle appelle une amie et raconte la scène avec un humour cruel :
— J’ai eu droit à la bande sonore. Gratuitement. Presque romantique, s’il n’y avait pas eu mon cœur en charpie.
·
- 🤍 Réactions symboliques ou métaphoriques
- Elle froisse les draps
- En descendant, elle jette les draps par terre. Elle ne veut pas lui faire un lit propre. Il ne mérite même pas ça. C’est sa petite vengeance, dérisoire, mais nécessaire.
- Elle écrit son prénom dans la buée/sur le miroir
- Un geste enfantin, qui montre que malgré tout, elle n’arrive pas à détacher son cœur. Elle a grandi avec lui dans la tête. Elle le sait : il ne l’a jamais regardée.
- Elle regarde les étoiles cette nuit-là
- Elle s’allonge dans l’herbe. Silencieuse. Le ciel immense, vide. Elle pense à lui, à ce qu’elle ne sera jamais pour lui. Et elle ne pleure même plus.
- 2. Analyse éditoriale d’un passage
On peut aussi analyser un passage avec une casquette d’éditeur. À titre d’exemple :
« Du point de vue d’un éditeur exigeant et sans aucune complaisance, que puis-je améliorer dans le passage suivant ? »
Voici sa réponse sur un passage de mon roman en cours :
ChatGPT a dit :
Voici un relevé sans complaisance des points forts et points faibles de cet extrait :
🌟 Points forts
- Ancrage émotionnel efficace
- L’extrait propose une plongée sensible dans la psyché de Zoé, entre trouble amoureux, conscience sociale et peur de l’échec. Le lecteur perçoit nettement son tiraillement intérieur, ce qui renforce l’identification.
- Atmosphère bien rendue
- Le décor (la campagne andalouse, la terrasse au matin, les ruines antiques, le restaurant) est décrit avec justesse et sobriété. Cela ancre bien l’intrigue dans un lieu tangible, agréable à visualiser sans être trop descriptif.
- Rythme maîtrisé dans la progression narrative
- L’alternance entre introspection, dialogues et actions du quotidien (le bain, le petit déjeuner, la visite) crée une fluidité. Le texte s’inscrit dans le registre du roman contemporain sentimental sans rupture de ton.
- Dialogues naturels
- Les échanges verbaux sont crédibles et variés, en particulier ceux entre Zoé et Alexandre. La voix des personnages est distincte, et les dialogues servent à la fois la caractérisation et l’évolution de la relation.
- Réalisme des enjeux sociaux
- La distinction de classe est bien rendue (employée/héritier, ouvrière/luxe), notamment dans les pensées de Zoé. Cela apporte une couche supplémentaire de tension narrative, réaliste et contemporaine.
⚠️ Points faibles
- Manque de tension dramatique sur la longueur
- Si l’ambiance est posée et agréable, l’ensemble manque de crescendo émotionnel ou narratif. L’enjeu (le dilemme amoureux, la différence sociale) est clair, mais peu nourri de suspense ou de rebondissements. Tout est relativement linéaire.
- Introspection un peu trop explicite
- Zoé « dit » trop ce qu’elle ressent (« elle se rendit compte que… », « son cœur se glaça », « elle demeurait une fille d’ouvriers »). Cela pourrait gagner en subtilité en passant par des métaphores, gestes, ou descriptions implicites. On est parfois dans l’analyse plus que dans l’incarnation.
- Certaines formules attendues/cliché
Des expressions comme :
- « moment hors du temps »,
- « franchi les barrières de son cœur »,
- « la gorge sèche »,
- « le regard intense dans le sien »
manquent d’originalité. Elles affaiblissent l’impact de passages émotionnels autrement puissants.
- Léger déséquilibre entre narration et enjeu
La deuxième moitié (visite des ruines, déjeuner, conversation sur l’industrie) ralentit le rythme dramatique sans apporter d’éléments cruciaux à l’évolution de la relation ou de l’intrigue. On passe dans un registre quasi touristique ou documentaire, ce qui crée une digression.
🎯 Suggestions d’amélioration
- Renforcer la montée dramatique : introduire un imprévu, une tension concrète ou une décision plus tranchée de Zoé pour relancer l’enjeu.
- Alléger l’analyse introspective en laissant davantage de place à l’implicite, aux sensations physiques ou aux non-dits.
- Varier les images et expressions pour éviter les formules trop classiques.
- Couper ou condenser certaines parties moins essentielles (ex. : détails sur le vin ou le cuir) si elles ne nourrissent pas directement l’intrigue ou les personnages.
3. Travailler des points faibles :
En tant qu’auteurs, nous avons tous des faiblesses dont nous sommes conscients. Chat GPT peut nous aider à les cibler.
Pour ma part, j’ai la hantise d’être trop souvent dans le « tell » et pas assez dans le « show ».
De plus, ma crainte est de rendre les dialogues trop littéraires et pas assez naturels.
Là également, Chat GPT peut m’aider en les pointant du doigt (il me propose des solutions que je ne suis pas obligée d’accepter) :
1. Repérage du « tell » (et suggestions pour renforcer le « show »)
✅ Déjà en « show, don’t tell »
Ton texte est majoritairement dans le « show » :
- Les détails visuels (nappe empesée, composition florale, assiettes à pain…) montrent l’univers guindé sans avoir besoin de le qualifier.
- L’attitude de Zoé (attente pour les couverts, gêne silencieuse, souvenirs familiaux) exprime son malaise.
- Les leçons anthropologiques que Zoé tire de la scène sont très bien trouvées et incarnent son regard.
Mais on trouve ici et là quelques « tells » explicites ou redondants, souvent faciles à renforcer subtilement.
🔶 Exemples de « tell » ou de phrases à étoffer par du « show » :
📌 « Ce n’était pas sa place. Sa phobie sociale reprit lentement le dessus. »
👉 Pourquoi c’est du « tell » : Tu dis directement ce qu’elle ressent. Or tu as déjà montré son malaise juste avant.
✅ Suggestion : supprime ou reformule pour laisser parler les sensations :
Une sueur froide lui coulait le long de l’échine. Ses jambes vibraient d’une envie sourde de fuir. Elle n’avait rien à faire là.
📌 « Cet homme l’intimidait encore plus qu’Alexandre. »
👉 C’est une affirmation qui pourrait passer par une réaction physique ou mentale de Zoé.
✅ Suggestion :
Elle sentit sa gorge se nouer. Le regard d’Emmanuel, trop attentif, la pétrifiait bien plus encore que les silences d’Alexandre.
📌 « Ce dîner tenait plus d’une réception mondaine que d’un repas familial. »
👉 Bonne remarque, mais un peu « told ». Tu peux la suggérer par une observation plus visuelle ou comportementale.
✅ Suggestion :
À voir la chorégraphie millimétrée des gestes, elle douta qu’on parle jamais ici de « repas en famille ».
📌 « Zoé se détendit, ravie de renouer avec sa zone de confort. »
👉 Trop direct, trop résumé. Or tu as les moyens de le faire passer autrement.
✅ Suggestion :
Enfin, un sujet qu’elle maîtrisait. Elle sentit ses épaules se relâcher, sa voix revenir.
📌 « Cette proposition la tentait. »
👉 Tu le dis juste après l’avoir bien montré via l’imaginaire andalou.
✅ Suggestion : inutile, ou alors transforme en sensation physique :
Un frisson doux et brûlant lui parcourut l’échine. L’Andalousie…
📌 « Elle prit congé de son hôtesse et regagna son véhicule, totalement confuse, enveloppée par le tumulte de ses pensées anarchiques… »
👉 Trop général. Tu pourrais illustrer ce trouble plutôt que le nommer.
✅ Suggestion :
Elle serra la poignée de portière, sans se rappeler avoir quitté la maison. Ses pensées galopaient dans tous les sens, trop nombreuses pour être alignées.
💬 2. Dialogues à retravailler (trop figés, peu naturels ou trop « littéraires »)
Dans l’ensemble, les dialogues fonctionnent bien. Mais quelques passages gagneraient à être plus naturels, surtout dans leur rythme ou leur tournure.
🔶 Dialogue un peu théâtral :
📌 « — Je vous dois une fière chandelle, s’exclama-t-il. Merci d’avoir sauvé la situation avec Moïra. »
👉 « Je vous dois une fière chandelle » est un peu trop ampoulé.
✅ Suggestion :
— Vous nous avez bien aidés avec Moïra. Merci pour ça.
📌 « — Bien, Monsieur Debarsy. Bonne soirée. »
👉 Cela sonne légèrement raide pour un majordome, sauf si tu veux souligner la dimension Downton Abbey.
✅ Alternative plus fluide :
— Très bien, monsieur. Bonne soirée.
📌 « — Ce repas a dû te sembler long, je te prie de m’en excuser. »
👉 « Je te prie de m’en excuser » est très formel pour un moment de connivence.
✅ Suggestion :
— Ce dîner a dû te paraître interminable. Désolée, je voulais être seule avec toi pour parler d’un truc délicat.
📌 « — Tu ne serais pas en vacances, bien sûr […] Je suis très satisfaite du travail que tu as déjà accompli parmi nous. »
👉 C’est un peu trop « managérial », et ça s’entend comme une scène de bureau glissée dans un salon.
✅ Suggestion :
— Évidemment, ce ne serait pas des vacances, mais ça permettrait à Moïra de se sentir soutenue. Et à moi de te remercier. Tu as fait un super boulot.
📌 « — Bien sûr. Mais ne traîne pas trop. Dès que les dates seront fixées avec Moïra, je demanderai à Martine de réserver les billets. »
👉 « Ne traîne pas trop » tranche avec le ton posé du reste. Cela peut être plus subtil, mais tout aussi déterminé.
✅ Suggestion :
— Prends un peu de temps, mais pas trop. Dès qu’on a une date avec Moïra, je demanderai à Martine de bloquer les billets.
***
Voilà, il y a à boire et à manger dans les remarques de Chat GPT. À l’auteur revient la décision finale de ce qui vaut la peine d’être remanié ou pas. Comme lorsque nous utilisons Antidote, et qu’il nous suggère des corrections qui parfois sont pertinentes, parfois pas du tout.
À nous de manifester le discernement nécessaire, ce qui n’enlève rien au fait que ce sont des outils précieux.
J’ai été heureuse de partager ces quelques points avec vous. Et vous, vous comptez utiliser Chat GPT dans votre écriture ? Vous le faites déjà ? Rien que l’idée vous donne des boutons ? Dites-moi tout en commentaire !
Une belle initiative : la forge des Mondes
La semaine dernière, j’apprenais sur Tik Tok qu’un auteur de fantasy, Daegan Black, partageait le magnifique site qu’il a créé « La forge des mondes » avec d’autres auteurs afin de leur donner un petit coup de pouce et de faire découvrir différents univers fantasy aux lecteurs curieux.
Mais laissons-le nous expliquer son projet à travers cette brève interview.
Pourquoi as-tu lancé ce site ?
L’idée de cette initiative m’est venue parce qu’à mes débuts, je me sentais un peu seul dans mes recherches. Lorsque j’ai publié Ereden : Les Porteurs de l’Éclat, j’ai dû tout apprendre et gérer par moi-même : les plateformes d’édition, les législations, la mise en page, etc. En échangeant avec d’autres auteurs indépendants, j’ai réalisé que beaucoup vivaient la même chose, surtout pour leur premier livre.
Quels besoins ou défis as-tu identifiés chez les auteurs indépendants ?
Pour les auteurs indépendants, le plus grand défi, c’est la visibilité et la crédibilité. Le fait de ne pas passer par une maison d’édition peut parfois faire douter les lecteurs de la qualité de nos œuvres. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on choisit l’autoédition que nos histoires ne méritent pas d’être lues.
Qu’espères-tu retirer de cette initiative, sur le plan personnel et collectif ?
Sur le plan personnel, j’espère que cette initiative m’aidera à me faire un petit nom en tant qu’auteur. Mais ce qui m’importe vraiment, c’est de bâtir une communauté solidaire. J’imagine un groupe d’auteurs qui s’entraident, partagent leurs expériences, et travaillent ensemble pour gagner en visibilité et en reconnaissance.
Quelle est ton ambition à long terme avec ce projet ?
À long terme, j’aimerais développer un projet communautaire encore plus grand, directement lié au site. Si l’industrie du livre ne met pas en avant les auteurs indépendants, alors nous le ferons nous-mêmes !
Quel message aimerais-tu transmettre aux auteurs indépendants ?
Si je devais passer un message, ce serait celui-ci : Travaillons ensemble et aidons-nous les uns les autres. Seul, on ne peut pas tout savoir ni tout faire, mais à plusieurs, nous sommes capables de grandes choses. Chacun a sa propre touche à apporter, et quand on fait les choses avec cœur, le résultat est toujours meilleur.
Nul doute que ce magnifique projet rencontre du succès ! Je vous encourage à visiter son site à l’adresse https://www.forgedesmondes.fr/ où vous découvrirez les premiers auteurs associés à cette aventure : l’auteur évidemment, mais aussi Damien Meloni et… moi-même ! Une belle invitation au voyage dans des univers forgés par l’imagination pure.
Merci à Daegan Black de m’avoir accordé une place sur son très beau site !
Résumé de lecture : Le couple d’à côté de Shari Lapena – Thriller

Résumé :
Ce soir, Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, le couple d’à côté. Comme la baby-sitter annule au dernier moment et que les maisons sont mitoyennes, Marco convainc Anne de laisser Cora, 6 mois, dans son berceau et d’emporter le babyphone. Tout se passe comme prévu malgré la chaleur écrasante, l’alcool, et les avances que fait la voisine à Marco. Mais lorsqu’ils rentrent enfin chez eux, Anne et Marco découvrent un berceau vide. Leur foyer douillet se transforme en scène de crime envahie par les uniformes, la culpabilité, l’effroi, l’angoisse et la suspicion…
Voilà un thriller bien ficelé, comportant de multiples rebondissements surprenants. On sent que la romancière s’est interrogée sur tout ce qui pouvait mal tourner dans un projet criminel et se retourner contre son auteur lorsque les pires desseins sont contrariés par l’avidité, la méchanceté, les faiblesses insoupçonnées de nos proches.
L’auteure a tenté de développer l’aspect psychologique du roman, mais les personnages un rien caricaturaux empêchent de s’attacher à eux, même à Anne, qui souffre de dépression post-partum et s’interroge sur sa capacité à être une bonne mère.
Lu en une soirée, il m’a laissé une impression agréable, mais ce n’est pas un roman qui restera dans ma mémoire. Je vous le recommande chaudement si vous cherchez à vous vider la tête et aimez les suspenses aussitôt lus, aussitôt oubliés.
Sur la forme, je n’ai pas compris le choix de l’auteur d’utiliser le présent dans un texte écrit à la troisième personne. Autant je concède qu’avec un récit à la première personne, cette technique facilite l’immersion du lecteur, autant ça m’a complètement sortie de l’histoire. Les phrases sont courtes, voire basiques. Autre faiblesse, la traduction, qui a laissé çà et là quelques petites fautes agaçantes, notamment d’écrire les heures en chiffres plutôt qu’en lettres. Mais, je le concède, je suis parfois une puriste un peu extrémiste sur les bords.
Pour moi qui renouais avec la lecture après de nombreux mois (en raison du bouclage d’une première version présentable de mon roman en vue de le faire participer à un concours, puis de la préparation au Certificat Voltaire et un retravail éditorial du roman d’une amie), j’ai passé un moment plaisant, mais ce ne fut pas un coup de cœur.